« Au cours des quinze années qui suivirent la fin de la Seconde Guerre mondiale, les excédents de compte de capital de l'Europe occidentale ne suffisaient pas à financer son déficit commercial avec les États-Unis. Charles Kindleberger, du MIT, qui participa à l'élaboration du plan Marshall, qualifia ce manque de "pénurie de dollars" (dollar shortage) et il affirma qu'il s'agissait d'un problème structurel dû au retard de productivité de l'Europe, un problème qui ne pouvait être résolu que par un prêt américain durable. Milton Friedman, quant à lui, considérait cette pénurie comme une simple conséquence de la surévaluation des taux de change fixes que le flottement des taux de change permettrait de corriger. Le débat se poursuivit dans de nombreux ouvrages et articles écrits par d’autres économistes jusqu'à la fin des années 1950, avant que la productivité européenne ne rattrape son retard et que le débat ne s’éteigne.
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