samedi 12 septembre 2026

Comment expliquer l’évolution des taux d’intérêt de long terme ?

« La première section explique quelques notions de base. Ceux qui connaissent l'arbitrage et le taux d'intérêt naturel réel peuvent aller directement à la section sur l'austérité.

jeudi 10 septembre 2026

Le keynésianisme est-il mort ?

« Dans le Financial Times, Andy Haldane s’est demandé si le keynésianisme est mort. Son argument est bien connu : la politique budgétaire fonctionnait lorsque la dette publique était faible, mais après les interventions massives dans le sillage de la crise financière mondiale, de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine, la dette publique est devenue si massive que les mesures de relance budgétaire pourraient désormais être inefficaces, voire récessives. Les ménages anticipent de futures hausses d’impôts, les marchés obligataires augmentent les coûts d’emprunt et les banques centrales resserrent leur politique monétaire en conséquence. C’est ce que l’on a fini par appeler l’argument ricardien, ainsi que la vieille "vue du Trésor" (Treasury view). Haldane ressuscite même le vieil argument des contractions budgétaires expansionnistes, citant l’Irlande, le Danemark et la périphérie de la zone euro. Or, ce raisonnement présente un problème évident : la plus récente expérience keynésienne à grande échelle a exceptionnellement bien fonctionné.

jeudi 3 septembre 2026

Pourquoi le fait d’avoir ou non des enfants explique aujourd’hui l’essentiel des inégalités salariales de genre dans les pays riches

« À l'échelle mondiale, les femmes perçoivent environ un tiers du revenu total du travail : leur part a augmenté, passant d'environ 29 % dans les années 1990 à près de 35 % aujourd'hui, selon les estimations du World Inequality Lab. Ce chiffre reste toutefois bien inférieur aux 50 % que l'égalité impliquerait. L'écart de rémunération entre les sexes s'est peut-être réduit, mais il reste important.

mercredi 2 septembre 2026

Pourquoi les économistes sont pessimistes quant à l'avenir de l'Europe, alors que les investisseurs sont optimistes ?

« Le pessimisme quant aux perspectives économiques de l'Europe est généralisé. Depuis la publication du rapport Draghi en 2024, les mises en garde alarmistes concernant l'avenir de l'Europe se sont multipliées. Pas un jour ne passe sans qu'un économiste de renom ne déclare que l'Europe risque de devenir une économie de second rang, dépassée par les États-Unis et la Chine. Les comparaisons entre l'Europe et les États-Unis abondent et l'Europe est presque toujours perçue comme perdante dans la compétition économique avec les États-Unis : la croissance de sa productivité est inférieure à celle des États-Unis ; sa compétitivité décline dangereusement ; son industrie est en train de disparaître ; les entreprises de haute technologie localisent leurs activités aux États-Unis ; le modèle social européen devient insoutenable. Tout cela engendre des réactions de panique en matière de politique économique. Les décideurs européens proposent une liste interminable d'initiatives pour faire face aux crises existentielles que connait l'Europe.