Note sur la Lettre à nos petits-enfants de Keynes
« Lors d'une récente discussion sur "l'abondance à venir" produite par l'intelligence artificielle et la réduction du besoin de main-d'œuvre humaine (un avenir qui semble radieux), j'ai cité, comme beaucoup, le court essai que Keynes a publié en 1930 : la Lettre à nos petits-enfants (Economic Possibilities for our Grandchildren), un essai quelque peu énigmatique et aux multiples niveaux de lecture. Ce qui est pertinent dans le contexte actuel, ce sont les prévisions extrêmement optimistes de Keynes concernant la croissance économique : une multiplication par quatre à huit du revenu moyen par tête dans les pays développés au cours des cent années suivantes, ce qui s'est avéré parfaitement exact ; il pensait que cette abondance matérielle entraînerait une réduction considérable des besoins en main-d'œuvre et donc une semaine de travail d'environ 15 heures ; et enfin, le dilemme de l'humanité (lorsqu’elle a enfin résolu "le problème économique), à savoir si elle saura utiliser ces heures supplémentaires de liberté et de loisirs.







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