« Aux États-Unis, la part du revenu total avant impôts revenant aux 1 % les mieux rémunérés a plus que doublé, en passant de moins de 10 % dans les années 1970 à plus de 20 % aujourd'hui [CBO, 2011 ; Piketty et Saez, 2003]. Une tendance similaire est observée dans d'autres pays anglophones. Contrairement à une opinion répandue, la mondialisation et le progrès technique ne sont pas en cause. D'autres pays de l'OCDE, comme ceux d'Europe continentale ou le Japon, ont connu une bien moindre concentration des revenus parmi les ultra-riches [World Top Incomes Database, 2011].
jeudi 8 décembre 2011
Taxer les 1 % : pourquoi le taux d'imposition marginal supérieur pourrait dépasser les 80 %
lundi 10 octobre 2011
Sargent et Sims, ou l’art de distinguer la cause de l’effet dans l'économie
« Comment le PIB et l'inflation sont-ils affectés par une hausse temporaire des taux d'intérêt ou une baisse d'impôt ? Que se passe-t-il si une banque centrale modifie définitivement sa cible d'inflation ou si un gouvernement modifie son objectif de solde budgétaire ? Les lauréats en sciences économiques de cette année, Thomas J. Sargent et Christopher A. Sims , ont développé des méthodes pour répondre à ces questions et à bien d'autres encore concernant la relation causale entre la politique économique et différentes variables macroéconomiques telles que le PIB, l'inflation, l'emploi et l’investissement.
lundi 11 octobre 2010
Le marché du travail en présence de coûts de recherche : zoom sur les travaux de Diamond, Mortensen et Pissarides
« Pourquoi y a-t-il autant de chômeurs alors qu’il y a en même temps de nombreux postes vacants ? Comment la politique économique peut-elle affecter le chômage ? Les lauréats de cette année ont développé une théorie qui peut répondre à ces questions. Cette théorie est également applicable à d'autres marchés que celui du travail...
lundi 12 octobre 2009
Ostrom, Williamson et la gouvernance économique
« Traditionnellement, la théorie économique a été pour l’essentiel une théorie des marchés ou, plus précisément, des prix de marché. Cependant, il y a au moins deux raisons pour lesquelles la science économique doit aller au-delà de la théorie des prix. Premièrement, les marchés ne fonctionnent correctement que si des contrats appropriés peuvent être formulés et appliqués. Il est donc nécessaire de comprendre les institutions qui soutiennent les marchés. Deuxièmement, une activité économique considérable se déroule en dehors des marchés : au sein des ménages, des entreprises, des associations, des agences et d'autres organisations. Nous avons donc besoin de théories pour expliquer pourquoi ces entités existent et comment elles fonctionnent.
lundi 9 octobre 2006
Edmund Phelps et les arbitrages intertemporels de la politique macroéconomique
« Le plein emploi, la stabilité des prix et une croissance rapide sont des objectifs centraux de la politique économique. Mais cette dernière fait toujours face à de difficiles conflits d'objectifs. Comment concilier inflation et chômage ? Quel arbitrage faut-il faire entre la consommation des générations actuelles et celle des générations futures ? Edmund S. Phelps a permis de mieux comprendre ces deux arbitrages. Il a souligné que la question de l'épargne et de l’accumulation du capital, mais aussi celle de l'équilibre entre inflation et chômage, concernent fondamentalement la répartition intertemporelle du bien-être. Les analyses de Phelps ont profondément influencé aussi bien la théorie économique que la politique macroéconomique.



