« Suite à l’annonce par les autorités américaines au début du mois de mars de leur intention d’instaurer des droits de douane sur l’acier et l’aluminium et les menaces proférées par la Chine en représailles, les perspectives relatives au commerce mondial se sont assombries. […]
lundi 23 avril 2018
Guerres commerciales : à quoi bon les lancer ?
vendredi 20 avril 2018
Pourquoi la Chine ne faiblira pas dans la guerre commerciale de Trump
« Le Président Trump a annoncé l’instauration de droits de douane sur l’acier et l’aluminium en mars, en prenant la sécurité nationale comme prétexte. La Chine est la cible visée, comme la plupart des autres grands offreurs en furent exemptés. Le 2 avril, la Chine a répliqué en imposant des droits de douane sur 128 produits américains (représentant environ 3 milliards de dollars d’échanges), allant de 15 % sur les fruits à 25 % sur le porc. Le 3 avril, Trump a annoncé un droit de douane de 25 % sur 1.200 produits chinois (représentant 50 milliards de dollars d’échanges), en représailles aux prétendus transferts forcés de technologies et de propriétés intellectuelles américaines. Le 4 avril, la Chine a répondu en annonçant qu’elle projetait de répliquer en instaurant des droits de douane de 25 % sur 106 produits américains (notamment du soja, des voitures et des avions) lorsque les droits de douane américains s’appliqueraient. Le 5 avril, la Maison blanche a annoncé qu’elle pensait imposant des droits de douane supplémentaires d’un montant de 100 milliards de dollars aux produits chinois.
mercredi 4 avril 2018
Les guerres commerciales, les actifs épaves et le marché boursier
« A l’instant où j’écris ceci, l’annonce par la Chine de tarifs douaniers en représailles à ceux annoncés par les Etats-Unis a alimenté les craintes d’une guerre commerciale et provoqué un plongeon des futures sur actions. […] Pourquoi une telle chute ? […] Les cours boursiers fluctuent pour diverses raisons, voire pour aucune raison du tout. Et, comme l’a dit Paul Samuelson, le marché a prévu neuf des cinq dernières récessions. Il est aussi possible que la guerre commerciale envoie un signal : Trump, Navarro et leurs acolytes confirment qu’ils sont aussi déséquilibrés et irresponsables qu’ils le paraissent, et les marchés en prennent conscience. Imaginez comment ces gens géreraient une crise financière.
lundi 19 mars 2018
Les banques centrales à l’âge du populisme
« Les élections de ces deux dernières années ont montré que nous vivons dans une époque où le populisme politique et économique joue un rôle important. Quelles en sont les conséquences pour les banques centrales ? Nous passons en revue les commentaires sur la question […].
lundi 12 mars 2018
Que pensent les économistes des droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium ?
« L’administration américaine a annoncé qu’elle envisageait d’instaurer des tarifs douaniers (de 25 %) sur l’acier et (de 10 %) sur l’aluminium, soi-disant pour des raisons de sécurité nationale. Nous passons en revue ce que les économistes ont pu dire sur ce bouleversement dans la politique commerciale américaine.
samedi 10 mars 2018
La surtaxe des importations américaines d’acier ? Un racket de protection inefficace
« Quel raisonnement économique avait Trump en tête lorsqu’il a annoncé des tarifs douaniers la semaine dernière ? En fait, les économistes (mais est-ce le bon terme ?) qui ont aujourd’hui son attention semblent considérer que leur boulot consiste à justifier ses croyances, quelles qu’elles soient. Par exemple, Peter Navarro a dit : "Ma fonction, vraiment, en tant qu’économiste, est d’essayer de fournir les analyses sous-jacentes qui confirment son intuition. Et son intuition est toujours juste sur ces questions".
samedi 3 mars 2018
La macroéconomie de la guerre commerciale
« Est-ce que Trump reviendra sur son souhait de déclencher une guerre commerciale ? Personne ne le sait. Ce que l’on sait, c’est qu’il est obsédé par le commerce extérieur sans en savoir grand-chose, qu’il se sent attaqué sur plusieurs fronts et que son docteur lui aurait dit de manger moins de hamburgers. Il y a donc sûrement beaucoup de rage latente en lui, une rage qu’il est trop prompt à recracher sur le système commercial mondial […].
vendredi 9 février 2018
Technologie, pouvoir et idéologie
« L’une des plus grandes intuitions de Marx a été la théorie du fétichisme des marchandises, l’idée qu’au sein du capitalisme les relations entre les personnes supposent "la forme fantastique d’un rapport des choses entre elles". Par exemple, le marché du travail ("un véritable Eden des droits innés de l’Homme") vise à dépersonnaliser la relation entre un dirigeant et un travailleur et à dissimuler le fait que le premier exploite le second. Certaines choses que l’on a pu voir récemment me rappellent que ce phénomène est toujours bien présent.
lundi 1 janvier 2018
Les conservateurs et l’austérité
« […] Le lien entre l’essor du nazisme et l’austérité budgétaire nous amène à nous poser la question suivante : pourquoi les conservateurs soutiennent-ils à ce point l’austérité ?
mercredi 20 décembre 2017
Le nouveau dilemme de Triffin : les inquiétantes trajectoires budgétaires et extérieures des États-Unis
« Les perspectives budgétaires des États-Unis sont sombres. Le ratio de la dette fédérale détenue par le public sur le PIB a rapidement augmenté, en passant de 30 % au début des années 2000 à 80 % en 2017. Le graphique 1 montre que non seulement les niveaux actuels sont anormaux d'un point de vue historique (en effet, ils sont plus élevés qu'à n'importe quelle époque, à l'exception de la Seconde Guerre mondiale), mais qu'ils devraient atteindre le niveau sans précédent de 150 % d'ici 2040.
samedi 18 novembre 2017
L’illusion de la "décroissance" dans un monde pauvre et inégal
« J’ai récemment discuté sur Twitter ou via mails avec deux personnes qui sont de grands partisans de la "décroissance". De ces échanges, j’en retire l’impression qu’ils ne sont pas conscients du degré d’inégalité et de pauvreté que connaît le monde aujourd’hui et des arbitrages que nous aurions à faire si nous décidions de fixer le volume de biens et services produits et consommés dans le monde à son niveau actuel.
mardi 14 novembre 2017
Inégalités, investissement et ruissellement
« Je n’ai jamais su déterminer si l’économie du ruissellement (trickle-down) était une véritable théorie ou un épouvantail que les gauchistes attribuaient à la droite. J’ai par conséquent été très surpris de voir Tim Worstall défendre l’idée selon laquelle "un plus grand investissement de la part des plus riches d’entre nous (ce qui constitue le revers de la plus grande propension marginale à dépenser des pauvres) enrichit la société au cours du temps".
samedi 21 octobre 2017
Que font les guerres aux inégalités de revenu ?
« C'est devenu une sorte de truisme d'affirmer que les grandes mobilisations de masse entraînent une réduction des inégalités de revenus. Je pense que l'on peut remonter au Welfare and Warfare de Max Beloff ou peut-être à la commission Beveridge, voire même encore plus tôt.
lundi 9 octobre 2017
Entre économie et psychologie : les travaux de Richard H. Thaler, prix Nobel 2017
« L’économiste américain Richard H. Thaler est un pionnier dans l’économie comportementale, un champ de recherche dans lequel les intuitions tirées de la recherche psychologique sont appliquées à la prise de décision économique. Une perspective comportementale incorpore une analyse plus réaliste de la façon par laquelle les gens pensent et se comportent lorsqu’ils prennent des décisions économiques, ce qui fournit de nouvelles opportunités pour concevoir des mesures et institutions qui accroissent le bénéfice social.
mardi 3 octobre 2017
Pourquoi réduire les impôts ne stimule-t-il pas la croissance ?
« […] Le propos de ce billet n’est pas de ressasser les preuves empiriques qui montrent que les réductions d’impôts ne stimulent pas la croissance. Je vais plutôt réfléchir aux raisons expliquant pourquoi elles n’alimentent pas la croissance. Parce que l’idée selon laquelle elle est susceptible de le faire semble à première vue raisonnable, mais elle s’avère inexacte dans le monde réel.
jeudi 21 septembre 2017
Le débat sur la science économique, encore et encore
« Le débat sur la profession des économistes (sur leurs maux et défaillances présumés) s’essouffle par moments, mais ne s’éteint jamais. Un récent article du Guardian qui reproche à la profession son manque de réformes a suscité une réponse de la part d'un groupe d'économistes. J'ai pensé qu'il était temps de réaffirmer mes propres idées à propos de ce débat, sous la forme de deux dizaines de commandements. Le premier ensemble s’adresse directement aux économistes et le second aux non-économistes.
jeudi 4 mai 2017
William Baumol : un entrepreneuriat réellement productif
« […] Vient de disparaître le grand spécialiste de l’entrepreneuriat et l’un de mes économistes préférés, William Baumol.
jeudi 27 avril 2017
Le débat à propos des effets respectifs de la technologie et du commerce international sur l'emploi américain
« L’École doctorale de l'université de la Ville de New York (CUNY) a organisé le 26 avril un débat autour des effets du commerce sur les emplois et les salaires américains. Les participants étaient David Autor et Ann Harrison, auteurs d’articles économiques incontournables sur les effets des exportations chinoises sur l’emploi et les salaires américains (et professeurs respectivement au MIT et à Wharton), Brad DeLong, un économiste touche-à-tout qui a été un haut responsable au Trésor sous l’administration Clinton (et professeur à Berkeley) et Paul Krugman, un récipiendaire du Nobel d’économie, professeur à l’Université de New-York et probablement l’un des trois économistes les plus influents dans le monde.
mercredi 12 avril 2017
Les Français, les Américains
« Je continue de penser aux élections qui se tiendront prochainement en France. Est-ce que Le Pen sera le prochain Trump ? Je n’en ai aucune idée. Mais j’ai remarqué avec intérêt à quel point il y a peu de ressemblances entre l’économie française et l’économie américaine, ce qui m’amène davantage à douter de la capacité de "l’anxiété économique" à expliquer l’envolée populiste.
mardi 11 avril 2017
L’Europe a des problèmes, mais Le Pen n’est pas une solution
« La France tiendra une élection présidentielle dans quelques semaines et beaucoup craignent (avec raison) un nouveau choc Trump. En effet, les difficultés de l’euro ont terni la réputation du projet européen (la longue marche vers la paix et la prospérité via l’intégration économique) et ont fait le jeu des politiciens anti-européens. Et des contacts français me disent que la campagne de Le Pen cherche à dépeindre les critiques que d’éminents économistes ont fait des politiques européennes comme constituant des soutiens implicites au programme du FN.
Ce n’est pas le cas.
