« "Le prix de cette année porte sur la stabilisation", a déclaré Ellen Moons, secrétaire générale de l'Académie royale des sciences de Suède, en présentant ce matin le prix (pas vraiment) Nobel d'économie (physicienne, elle est la première femme à occuper ce poste depuis la création de l'Académie en 1739). Ce prix a été décerné à Bob Hall, de Stanford, et Michael Woodford, de Columbia, "pour leurs travaux sur les fondations microéconomiques de la stabilisation macroéconomique". Je n’expliquerai pas leurs contributions, car les annonces des prix Nobel s'accompagnent généralement d'une excellente couverture (aussi bien pour le grand public que pour les spécialistes). Ces documents, cependant, offrent peu de précisions sur le contexte historique de ces travaux. En voici quelques unes qui méritent selon moi qu’on s’y attarde.
En résumé : (i) Hall a reçu le prix pour plusieurs articles fondamentaux, mais son influence sur la macroéconomie s'est exercée par de nombreuses autres voies, notamment institutionnelles. Chose inhabituelle, Woodford l'a reçu pour un ouvrage théorique majeur qui prit une vingtaine d'années. (ii) Pour microfonder les politiques de stabilisation, il fallait sélectionner des types spécifiques de microfondations, les confronter aux données et les appliquer aux processus concrets de politique économique. (iii) Cela a nécessité de nouvelles pratiques en matière de données, comme les travaux de Hall sur la datation des cycles. Les travaux de Woodford visaient à rationaliser et à guider des décisions des banques centrales antérieures à leur justification scientifique.
Les travaux de Hall et Woodford dans la longue histoire des microfondations
(Et si j'entends l'un d'entre vous utiliser l'expression "no bridge" pour caractériser "la vieille époque", vous subirez mon courroux !)
Bob Hall a obtenu son doctorat au MIT sous la direction de Robert Solow en 1967. Au cours des six années suivantes, les principales pratiques en macroéconomie (la manière d'étudier les agrégats tels que la consommation, la richesse, l'emploi, la production globale et le niveau des prix) allaient être complètement bouleversées.
Dès les débuts de leur champ, les macroéconomistes ont cherché à relier les comportements individuels aux mouvements des agrégats, c'est-à-dire aux cycles économiques. Ils ont envisagé de nombreuses approches. Par exemple, Kevin Hoover a étudié l'approche de Keynes concernant les microfondements et il a qualifié de "programme d'agrégation" l'approche que Lawrence Klein a développée en matière de modélisation macroéconométrique. Klein partait de modèles agrégés, les désagrégeait autant que les données le permettaient, et recherchait la cohérence entre les conditions d'optimalité pour un agent individuel et celles pour une variable agrégée. Hoover qualifie également de "programme d'équilibre général" la tentative de Hicks de proposer un cadre dynamique, basé sur l'optimisation individuelle, dans lequel les agents se coordonnent au fil du temps dans des équilibres temporaires, programme qui, selon lui, Patinkin et Clower ont ensuite poursuivi. Notre propre récit de l'histoire de la macroéconomie s'appuie sur la caractérisation, par Matthieu Renault, des stratégies des macroéconomistes durant les décennies d'immédiat après-guerre : Modigliani a défendu une stratégie de "friction" pour rendre les idées de Keynes sur le comportement des agrégats compatibles avec un cadre walrasien en supposant une rigidité à la baisse des salaires nominaux (une rigidité qui permet de faire apparaître du chômage involontaire). Don Patinkin, puis Clower et Leijonhufvud, ont conservé un cadre fondé sur la théorie du choix avec des prix flexibles, mais ont adopté une approche de "déséquilibre". D'autres économistes se sont focalisés sur un seul type de comportement et ses conséquences agrégées (une stratégie "heuristique") : pensons aux travaux de Duesenberry sur le revenu relatif, l'hypothèse du cycle de vie de Modigliani et Brumberg ou encore l'hypothèse du revenu permanent de Milton Friedman, qui s'appuyait sur les travaux de Margaret Reid, Dorothy Brady et Rose Friedman. Ce type d'approche a également conduit les macroéconomistes à supposer que les agents économiques commettent des erreurs systématiques dans leurs prévisions d'inflation (hypothèse des anticipations adaptatives).
Au début des années 1970, une nouvelle génération de macroéconomistes a remis en question ces stratégies visant à relier les comportements individuels aux agrégats macroéconomiques, et donc à expliquer le cycle d’affaires et à formuler des recommandations de politique économique. Ils ont emprunté de nouveaux outils mathématiques (l'équation de Bellman, les techniques de filtrage issues du génie de l'information) pour modéliser de nouvelles idées théoriques (les anticipations ne sont pas prédéterminées ; les agents forment des anticipations rationnelles, c'est-à-dire qu'ils évitent les erreurs systématiques) et proposer de nouvelles conclusions en ce qui concerne la politique économique (les politiques de stabilisation keynésiennes systématiques sont inefficaces ; les modèles keynésiens de politique économique sont défaillants car ils ne reposent pas sur des paramètres comportementaux fondamentaux invariants par rapport aux changements de régime de la politique économique - c’est la "critique de Lucas"). Ils ont érigé leur approche des microfondements comme supérieure.
Aurélien Goutsmedt, Erich Pinzon-Fuchs, Matthieu Renault et Francesco Sergi ont décrit les réactions des macroéconomistes à ces nouveaux travaux. Ces réactions furent diverses. Solow, Modigliani et d'autres les rejetèrent totalement. Avec ironie, leur propre "pont" (bridge) de la microéconomie à la macroéconomie, et en particulier leur manière d'agréger le capital dans la théorie de la croissance, avait déjà été rejetée par les keynésiens de Cambridge (Royaume-Uni), tels que Joan Robinson et Nicholas Kaldor. Ces derniers, qui rejetaient ces différents types de microfondations mathématisées, employaient de plus en plus le terme "hétérodoxe". Les plus jeunes économistes réagirent en général différemment : ils adoptèrent souvent la boîte à outils mathématiques de Lucas et Sargent, en particulier la théorie des anticipations rationnelles, tout (1) en rejetant les conclusions qui en découlaient pour la politique économique et (2) en confrontant la critique de Lucas aux données, c'est-à-dire en examinant empiriquement comment les agents économiques consomment, épargnent et travaillent, comment les entreprises fixent les salaires et les prix, et si les modèles existants de comportement individuel et agrégé résistent aux changements de régime politique.
Et ce sont précisément les voies suivies par Hall et Woodford pendant des décennies et que le comité Nobel a récompensées aujourd'hui. Le comité a notamment salué l'article empirique de Hall de 1978 sur la consommation : si la consommation des agents est déterminée par leur revenu permanent, c'est-à-dire par leurs anticipations de revenus futurs, alors les variations de consommation devraient être imprévisibles. Il a ensuite testé cette hypothèse et démontré, avec Frédéric Mishkin [1982], qu'environ 80 % des ménages présentent ce comportement de consommation, tandis que seulement 20 % consomment en fonction de leur revenu courant (c’est-à-dire "vivant au jour le jour", hand to mouth). Ces travaux s'inscrivaient dans une longue série de travaux microéconomiques fondamentaux : certains portaient sur le comportement des entreprises, documentant le pouvoir de marché et les surcapacités, d'autres sur la fiscalité et d'autres encore sur la théorie et la mesure de la productivité, ses travaux les plus cités.
Michael Woodford s'est d'abord orienté vers la théorie. Après des études de droit à Yale (1980), il a rejoint le MIT et a rédigé une thèse (en 1983) sur l'équilibre intertemporel sous la direction de Tim Kehoe. Au cours de ses travaux, il a découvert la question de l'indétermination de l'équilibre par le biais des travaux de Bob Shiller. Il a rapidement obtenu une bourse MacArthur, qui lui a permis de poursuivre ses travaux sans se soucier des délais de publication. Cela l'a conduit à étudier le rôle des taches solaires, de l'indétermination et des équilibres multiples dans les modèles d'équilibre général avec anticipations rationnelles, des phénomènes susceptibles de justifier une politique active de stabilisation. Comme Aurélien Saïdi et moi-même l'avons expliqué, il a publié en 1984 une vaste synthèse anticipant les résultats clés dans ce domaine. Avec Julio Rotemberg, spécialiste argentin de la concurrence monopolistique qui aurait pu être un troisième lauréat s'il n'était pas décédé en 2017, il a également étudié empiriquement les conséquences des comportements individuels : en 1992, ils ont utilisé des données sur les achats militaires (un choc de demande exogène) pour montrer que les marges prix-coût diminuent lorsque la demande augmente, ce qui est le signe d’une concurrence imparfaite. Ils ont aussi étudié empiriquement les conséquences des règles de politique monétaire [1997].
Toutes ces analyses empiriques du comportement des agents et de leurs conséquences sur le cycle d’affaires ont été progressivement intégrées à un réexamen théorique plus vaste de la théorie des taux d'intérêt héritée de Knut Wicksell. Woodford a introduit une parabole, "l'économie sans liquidités" (the cashless economy), et affiné le concept de "taux d'intérêt naturel" (le taux d'intérêt réel qui émergerait si tous les prix étaient parfaitement flexibles). Son ouvrage, Interest and Prices [2003], mettait l'accent sur les implications de sa synthèse théorique pour la politique économique. L'ensemble de ces travaux visait à fournir des orientations pour une politique monétaire scientifique. Il soutenait que les banques centrales devaient suivre une "règle flexible" pour le ciblage de l'inflation, jetant ainsi les bases des politiques de communication prospective des banques centrales au cours des dernières décennies. Cet article de Pierrick Clerc et du regretté Mauro Boianovsky met en perspective historique les principales contributions de l'ouvrage de Woodford. Pierrick travaille actuellement à clarifier le type de politique monétaire fondée sur des règles que Woodford préconisait, et en quoi elle diffère de ce que les banques centrales ont fini par adopter (il faudrait que quelqu’un lui commande ce travail pour qu'il puisse le terminer).
Sa synthèse incarnait ce que ses collègues macroéconomistes Richard Clarida, Jordi Galí et Mark Gertler appelaient la nouvelle "science de la politique monétaire", aux côtés du modèle nouveau keynésien à trois équations et de l'un de ses piliers, la règle de Taylor. Cela suscita de nombreux débats : le comité Nobel désigna un point de référence plutôt qu'un consensus (d'ailleurs, John Taylor aurait également pu recevoir ce prix). Historiens et philosophes se sont interrogés sur ses emprunts à Wicksell et sa théorie des taux d'intérêt, tandis que l'hypothèse de marchés financiers parfaits conduisit les économistes hétérodoxes, inspirés par Kindleberger (voir le travail de Perry Mehrling sur Kindleberger) ou Hyman Minsky (préparez-vous aux travaux futurs de Florent His, qui a récemment soutenu une thèse sur Minsky et son héritage), à rejeter son cadre théorique. Ce faisant, ils rejetèrent son approche des microfondations de la politique de stabilisation, ainsi que celle de Hall. Les progrès dans la puissance de calcul ont également conduit d'autres macroéconomistes à privilégier un autre type de microfondations, les modèles à base d'agents (agent-based models, simulant l'interaction d'agents suivant des règles comportementales beaucoup plus simples et non optimisatrices), et à les utiliser pour étudier la réglementation financière (voir l'analyse de Romain Plassard sur les modèles à base d'agents à la Banque d'Angleterre et les données quantitatives d'Alexandre Truc et Muriel Dal Pont Legrand sur l'importance de la macroéconomie dans le programme de recherche des modèles à base d'agents). Mais la synthèse de Woodford, utilisant les stratégies microfondatrices développées notamment par Hall, a indéniablement influencé la manière dont les banquiers centraux conçoivent aujourd'hui la politique monétaire.
La nouvelle macroéconomie : le prix n'est que la partie émergée de l'iceberg
Ce récit couvre les travaux théoriques et empiriques qui ont valu à Hall et Woodford un Nobel, mais il ne rend pas pleinement justice à leur influence sur la macroéconomie. Trois autres aspects de cette histoire méritent d'être soulignés.
Tout d'abord, Woodford, parmi tant d'autres, a essentiellement réagi aux changements de politique économique antérieurs à la justification scientifique que les macroéconomistes en avaient donnée. Voilà qui relativise fortement la thèse linéaire à travers laquelle nombre d'économistes perçoivent leur influence (de grandes idées théoriques conçues dans les départements universitaires, se diffusant ensuite parmi les décideurs de politique économique et le monde des affaires). Comme Aurélien Saïdi et moi-même l'avons écrit dans un article récent sur l'histoire du modèle nouveau keynésien à trois équations :
"En quelques années seulement, tandis que les macroéconomistes universitaires débattaient des mérites respectifs d'une cible de base monétaire et d'une forme de ciblage de la production nominale, la conduite de la politique monétaire en Amérique, en Europe et en Asie a connu une transformation radicale : plus de 15 pays ont adopté un ciblage, explicite ou implicite, de l'inflation. La Nouvelle-Zélande a été la première à annoncer un tel objectif en 1990, dans le cadre de réformes gouvernementales plus vastes influencées par les principes de la nouvelle gestion publique. Le Canada a suivi, invoquant sa déception quant à l'utilisation des agrégats monétaires comme ancre nominale. Israël a adopté le ciblage de l'inflation en 1991, tout en menant une politique de désinflation sans l’ancienne ancre du taux de change nominal. Peu après avoir quitté le mécanisme de taux de change du Système monétaire européen en septembre 1992 et laissé flotter la livre sterling, le Royaume-Uni a annoncé l’adoption d’un ciblage explicite de l’inflation en octobre. La Suède et la Finlande ont fait de même en 1993 pour des raisons similaires : elles avaient besoin d’une nouvelle ancre après de brèves périodes de flottement de leur monnaie. Le Mexique, l'Espagne, l'Australie, l'Allemagne, la France, l'Italie et le Portugal ont également annoncé des cibles incluant l'inflation ou ont semblé les appliquer dans la pratique."
Ce changement de politique économique ne s'appuyait que de façon limitée sur la recherche macroéconomique universitaire, tout en reflétant un large consensus sur le fait que la politique monétaire devait stabiliser les prix, que les gouvernements devaient prendre des engagements crédibles, avec transparence et responsabilité, et que des banques centrales indépendantes faciliteraient la réalisation de ces objectifs. Lors de deux conférences connexes organisées en 1994 par le CEPR [Leiderman et Svensson, 1995] et à la Banque d'Angleterre début 1995 [Haldane, 1995], les économistes des banques centrales ont fait référence à deux corpus de travaux antérieurs distincts : d'une part, la théorie monétaire fondatrice de Marshall, Fisher et Goodhart ; d'autre part, les travaux de la "nouvelle économie politique" sur la crédibilité des banques centrales, notamment ceux de Giavazzi, Alesina et Rogoff (qui s'appuyaient sur les travaux de Kydland et Prescott [1977], bien que moins fréquemment cités lors de ces conférences).
Le livre de Woodford n'était qu'une des réponses apportées à cet important changement de politique économique.
Mes deux autres points soulignent d'autres contributions importantes de Bob Hall. Comme je l'ai souligné, ses recherches ont couvert de nombreux sujets. Elles ont également utilisé systématiquement de nouvelles microdonnées, car tester les conséquences du comportement individuel des agents sur le cycle d’affaires exige une représentation fine de ce comportement, une représentation qui est devenue de plus en plus accessible dans les années 1980 grâce à des bases de données telles que le PSID (fondé en 1968) et d'autres. Il était également nécessaire de mesurer le cycle économique que l'on cherchait à "stabiliser". Bien que la mesure des cycles d’affaires ait une longue histoire, de Juglar et Kondratieff à l'ouvrage de Burns et Mitchell de 1946 et à la controverse qui s'en est suivie avec les économistes de Cowles sur la "mesure sans théorie", la contribution de Hall est remarquable. De 1978 à 2024, il a présidé le comité de datation des cycles économiques du NBER. Celui-ci a pour mission de répondre à des questions souvent négligées, mais pourtant essentielles à la science de la stabilisation : comment déterminer ce qui constitue un pic et un creux, et si l’économie est en récession ou en expansion ? Bref, comment dater les cycles économiques ? Utilise-t-on des indicateurs d’emploi, de production ou de consommation, ou d’autres critères ? Une récession se définit-elle par deux trimestres consécutifs de baisse du PIB ? Ou par une baisse "significative" de l’activité, et si oui, comment la définir ? Ces définitions doivent-elles rester inchangées pendant un siècle ?
Les liens de Hall avec le NBER dépassent le cadre du comité de datation : il a également créé l’une des principales plateformes de diffusion des idées macroéconomiques. Lorsque Martin Feldstein a pris la direction du NBER en 1977 avec l’ambition d’en faire la principale institution mondiale de recherche économique empirique, il a demandé à Bob Hall de mettre en place un programme intitulé « Economic Fluctuations and Growth », que Hall a dirigé jusqu’aux années 2010. […] Ce programme a accueilli un nombre important de microéconomistes.
Enfin, Bob Hall a marqué le domaine en classant ses pairs. En 1976, il a rédigé un article resté inédit, "Notes on the current state of empirical macroeconomics" (c’est moi qui souligne), dans lequel il décrivait son domaine comme divisé entre économistes d’eau douce (freshwater economists) et économistes d’eau salée (saltwater economists), une division que Hall présentait comme portant sur la source des fluctuations (les variations de l’offre pour les économistes d’eau douce, les variations de la demande pour les économistes d’eau salée) et donc sur la portée de la politique de stabilisation, plutôt que sur l’adhésion à la théorie des anticipations rationnelles.
Ce faisant, il a déplacé la ligne de démarcation entre nouveaux classiques et nouveaux keynésiens selon des critères géographiques et liés à la politique économique plutôt que selon des critères théoriques. Il ne s'agissait pas toujours d'une distinction nette, ajoutait-il, mais plutôt d'un "spectre" : "pour prendre quelques exemples, Sargent correspond à l'eau distillée, Lucas au lac Michigan, Feldstein à la rivière Charles en amont du barrage, Modigliani à la rivière Charles en aval du barrage et Okun à la mer de Salton". Cette distinction ne s'appliquait pas à lui (contrairement à Woodford, il n'aurait probablement pas accepté d'être qualifié de nouveau keynésien) ni à ses efforts de développement institutionnel. Il voyait son programme au NBER comme une voie médiane entre l’eau salée des conférences keynésiennes de Brookings et l’eau douce des conférences de Rochester en macroéconomie. Ce fut l'une de ses contributions les plus marquantes à la macroéconomie, et sur son site web, il plaisante en disant que "les blogueurs utilisant ces termes sont invités à verser 1 $ à un fonds qui envoie des étudiants de troisième cycle au MIT pendant un an et à l'Université du Minnesota l’année suivante".
En inventant la distinction entre eau salée et eau douce, il décrivait ses pairs tout en indiquant où il estimait que le combat valait la peine d'être mené : les politiques de stabilisation qui lui vaudraient un prix Nobel 50 ans plus tard. »
Béatrice Cherrier, « On the microeconomic foundations of macro stabilisation: The Hall-Woodford prize in historical perspective », 12 octobre 2026. Traduit par Martin Anota
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« La stagflation et la lutte des méthodologies en macroéconomie »
« Les modèles DSGE font-ils progresser la science économique ? »

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