mardi 9 juin 2026

Le néolibéralisme, le libéralisme classique et l’économie néoclassique

« Les termes "libéralisme" et "néolibéralisme" sont clairement liés, mais la relation entre eux a souvent occulté une question analytique plus importante : quel type de science économique donne au néolibéralisme sa cohérence ? Les auteurs néolibéraux ont fréquemment rejeté cette étiquette, préférant se présenter comme des libéraux classiques et revendiquer Adam Smith comme leur ancêtre [Mirowski, 2014]. Cette démarche est politiquement utile, car elle relie la défense contemporaine des marchés à la critique que Smith faisait des privilèges mercantilistes. Elle est cependant analytiquement trompeuse, car l’économie politique de Smith relève de la tradition classique du surplus, tandis que le néolibéralisme s’appuie sur une économie marginaliste ou néoclassique.

On peut illustrer ce point par une variante de la plaisanterie de Molière dans Le Bourgeois gentilhomme, où Monsieur Jourdain découvre qu'il a parlé en prose toute sa vie sans le savoir. Certains économistes autrichiens, l’école de pensée la plus directement associée aux idées néolibérales, et nombre de ceux qui se réclament du libéralisme classique, insistent sur le fait qu'ils ne sont pas des économistes néoclassiques. Mais dans la mesure où leur explication des prix repose sur l'utilité marginale subjective, la productivité marginale et le mécanisme des prix comme institution centrale de coordination, ils parlent en prose néoclassique, qu'ils en soient conscients ou non.

Cela ne signifie pas que le néolibéralisme soit identique à l'économie néoclassique. Mirowski [2016] a raison de mettre en garde contre ce type de réductionnisme. Le néolibéralisme est un mouvement politique et un projet de réorganisation sociale, et non une simple école de pensée économique. Mais le réductionnisme inverse est tout aussi problématique. L'économie néoclassique est plus englobante que le néolibéralisme, car ce dernier suppose que les marchés sont généralement des mécanismes de coordination supérieurs et que l'intervention de l'État est plus susceptible de distordre que d'améliorer les résultats du marché [Vernengo, 2016]. Tous les néolibéraux sont néoclassiques au sens analytique pertinent, même si tous les néoclassiques ne sont pas néolibéraux [1].

Définition et histoire

Le néolibéralisme n'est pas simplement un synonyme du conservatisme, du libéralisme ou du laissez-faire. Pour Mirowski [2020], il apparaît comme un mouvement historiquement identifiable, associé avant tout à la Société du Mont-Pèlerin après 1947, et visant à restructurer la société autour du marché. Il ne s'agissait pas d'une doctrine prônant un État faible. Les néolibéraux revendiquaient souvent un État fort, capable de créer et de protéger les conditions institutionnelles nécessaires aux marchés, aux droits de propriété et à la concurrence.

L'ouvrage de Quinn Slobodian, Globalists [2018], offre une histoire plus détaillée des origines du mouvement, le repoussant jusqu'à une époque antérieure au Mont-Pèlerin. Il situe la généalogie du néolibéralisme dans l'effondrement de l'Empire des Habsbourg, d'abord à Vienne puis à Genève, où un groupe d'économistes proches de Ludwig von Mises et de Friedrich Hayek tenta de créer un ordre juridique et institutionnel international qui protégerait le capital des revendications démocratiques. Certains auteurs de ce que Slobodian appelle l'École de Genève, souvent oubliés dans les débats plus populaires, comme Wilhelm Röpke, ont joué un rôle central dans le développement du mouvement néolibéral.

Le terme "néolibéralisme" a émergé durant l'entre-deux-guerres, notamment lors du colloque Walter Lippmann à Paris en 1938, pour désigner la tentative de rénovation du libéralisme après la crise du laissez-faire et l'essor de la planification, du socialisme et du keynésianisme. Cette démarche était moins liée à une simple défense des marchés autorégulateurs qu'à la recherche de mécanismes institutionnels et juridiques capables de protéger le capitalisme, notamment au niveau international.

La notion clé est celle d'enfermement (encasement), par opposition à celle d'encastrement (embeddedness). Le néolibéralisme n'était pas simplement un projet de libération des marchés, mais bien un projet d'enfermement de ces derniers dans des institutions soustraites à la souveraineté populaire. En ce sens, les origines du néolibéralisme se trouvent non seulement dans le réseau du Mont-Pèlerin de l'après-guerre, mais aussi dans la recherche, durant l'entre-deux-guerres, d'un ordre mondial post-impérial favorable à la liberté du capital. En fait, c’est ce qui relie fondamentalement le mouvement de la définition utilisée par David Harvey [2005] dans son analyse du néolibéralisme, qui suggère que le projet néolibéral consistait simplement à désencastrer le capital des contraintes imposées durant ce que l'on a appelé l'âge d'or du capitalisme. Dans cette perspective, ce n'est pas seulement le désencastrement du capital, mais l'enfermement des marchés, qui entrave les droits des travailleurs et la redistribution démocratique, qui définit le néolibéralisme. En fait, l'antériorité fondamentale de la liberté économique sur la liberté politique, exposée explicitement par Hayek et Friedman, témoigne du rôle central de l'enfermement des marchés. L'idée était que la liberté économique, comprise comme la liberté du capital, était une condition nécessaire à la liberté politique.

L'américanisation de l'École autrichienne a été une étape cruciale pour l'avenir du mouvement néolibéral, étant donnée la domination géopolitique des États-Unis dans l'après-guerre. Les idées autrichiennes ont trouvé un terrain fertile dans le contexte américain et, avec la publication de La Route de la servitude de Hayek, elles ont été au cœur de l'essor du mouvement conservateur, même si les principaux intellectuels de ce mouvement, dont Hayek et, plus tard, Milton Friedman [1962], ont rejeté cette étiquette et ont maintenu leur préférence pour le terme de libéralisme [2].

Slobodian (2025) montre de façon convaincante comment les idées autrichiennes ont alimenté les courants libertariens et de droite radicale du monde post-Bretton Woods, lorsque les courants néolibéraux ont pris le dessus sur les idées keynésiennes. L'attrait du néolibéralisme réside dans son statut de version non formalisée et accessible de l'idée marginaliste plus large selon laquelle les marchés sont le mécanisme de coordination privilégié. Il offre une économie morale dans laquelle les marchés s'autorégulent et où l'intervention est intrinsèquement suspecte.

C’est très important dans le cas de Hayek. Ce dernier n'était pas un marginaliste au sens strict de l'ancienne théorie autrichienne (par exemple Böhm-Bawerk) ou de la théorie formelle walrasienne de l'allocation après les années 1930. Mais cela ne le place pas pour autant en dehors de l'économie néoclassique au sens analytique plus large. Ses premiers travaux s'orientaient vers l'équilibre intertemporel [Milgate, 1979], et ses travaux ultérieurs sur la connaissance, l'information dispersée et l'ordre spontané n'ont pas abandonné l'idée de la supériorité du marché. Ils l'ont reformulée. Le marché n'était plus défendu principalement comme la solution formelle à un problème d'allocation, mais comme le seul processus institutionnel capable de coordonner des plans et des connaissances dispersés. En ce sens, le Hayek de la seconde période propose une version non formalisée de l'efficience du marché, et non une rupture avec la conception néoclassique du marché comme mécanisme de coordination privilégié.

Comme le suggère l'analyse d’Hayek que fait Alessandro Roncaglia [2019], l'accent mis sur la complexité, la dispersion des connaissances et l'ordre spontané n'implique pas un abandon de l'idée d'efficience du marché. Hayek fait plutôt passer l'efficience du marché d'une démonstration formelle à un postulat. Pour lui, le système de prix est considéré comme un mécanisme d'ajustement tendant vers un ordre de marché supérieur, même si la nécessité logique de ce résultat n'est jamais démontrée.

En somme, le néolibéralisme est un mouvement politique qui vise à réorganiser le pouvoir de l'État et les institutions sociales, notamment les lois qui encadrent le fonctionnement du système économique, afin d'étendre le domaine des marchés et de protéger le capital des contraintes démocratiques, redistributives et liées au travail. Son économie est marginaliste et repose sur une certaine conception de l'efficience des marchés. Si sa rhétorique politique peut invoquer Adam Smith et le libéralisme classique, son appareil analytique relève des traditions néoclassique ou marginaliste.

Le libéralisme classique et l'économie néoclassique

La distinction entre le libéralisme classique et le néolibéralisme doit commencer par celle entre l'économie politique classique et l'économie marginaliste. Smith était un libéral au sens où l’on entendait ce terme au dix-huitième siècle, c'est-à-dire qu'il s'opposait aux privilèges féodaux, aux monopoles mercantiles et aux restrictions qui limitaient l'expansion du marché et la division du travail. Cependant, sa théorie de la valeur et de la distribution n'était pas marginaliste. L'économie politique classique analysait la production, l'accumulation et la répartition entre les classes sociales. La concurrence impliquait la libre entrée sur le marché et la tendance vers des profits normaux, et non un monde d'agents preneurs de prix sans pouvoir de négociation et dont les revenus reflètent la productivité marginale. Plus important encore, aucun mécanisme ne garantissait l'allocation optimale des ressources, contrairement à l'économie néoclassique.

La défense de la société commerciale par Smith, comme il appelait le capitalisme, ne reposait pas sur l'efficacité allocative. Il s'agissait d'une argumentation historiquement spécifique contre le mercantilisme et les contraintes féodales, visant à promouvoir l'accumulation et le développement. À l'inverse, la défense néolibérale des marchés s'enracine dans le cadre marginaliste, où les prix reflètent les préférences et la rareté, et où les allocations d'équilibre sont optimales. La première constituait une attaque contre le statu quo, la seconde une défense conservatrice de l'ordre établi. Ce ne sont pas deux versions d'une même théorie ; ce sont des systèmes incompatibles.

Le marginalisme ne s'est pas contenté de reproduire la vieille plaidoierie libérale classique en faveur du laissez-faire. Alfred Marshall, Arthur Cecil Pigou et le courant de l’économie du bien-être de Cambridge ont développé un fondement néoclassique à l'interventionnisme [Medema, 2009]. Ce fondement reposait sur la reconnaissance de ce qui allait devenir les défaillances du marché. Une multitude de défaillances, d'externalités, de rendements croissants, de monopoles, de biens publics et d'autres divergences entre coûts et bénéfices privés et sociaux ont justifié des interventions mineures. Autrement dit, le marginalisme différait théoriquement de l'économie politique classique et engendrait également un fondement différent pour l’activisme en matière de politiques économiques, ou son absence. L'intervention se justifiait non pas parce que l'État se plaçait au-dessus des classes dans le cadre de l'économie politique classique, mais parce que les marchés concurrentiels pouvaient ne pas produire de résultats optimaux.

C’est ici que le point de vue de Mirowski doit être nuancé, non pas en niant l’hétérogénéité du néolibéralisme, mais en distinguant sa rhétorique politique de sa théorie de la valeur et de la distribution [3]. Il a raison d’affirmer que le néolibéralisme dépasse le cadre de la science économique. Il a une théorie du droit, de la politique, de l’éducation et des sciences. Il ne saurait se réduire au modèle d’Arrow-Debreu ni à la microéconomie des manuels. Cependant, le néolibéralisme repose toujours sur l’idée néoclassique que le mécanisme des prix constitue la forme centrale de la coordination sociale. Le marché comme mécanisme de traitement de l’information de Hayek, la théorie des prix de Chicago, l’économie du droit, et l’équilibre général sont autant d’approches différentes, mais elles partagent la même conception marginaliste sous-jacente : les prix relatifs sont déterminés par l’offre et la demande et les marchés tendent, en l’absence d’obstacles, à allouer efficacement les ressources. Le néolibéralisme est essentiellement une économie marginaliste avec un biais en faveur du laissez-faire.

Les politiques de laissez-faire, associées ici à Smith, et l'économie néoclassique, associée ici à Kenneth Arrow, sont deux choses différentes (schéma 1). Ce schéma vise à distinguer les deux dimensions du néolibéralisme. Sur le plan des politiques et du discours, le néolibéralisme invoque l'ancien langage libéral des marchés libres, du libre-échange et de l'opposition à l'intervention de l'État, et, en ce sens limité, il revendique Smith comme ancêtre. Sur le plan de la théorie, cependant, le néolibéralisme ne découle pas de l'économie politique classique de Smith. Il s'inspire de la tradition post-classique et marginaliste dans laquelle les prix coordonnent les décisions décentralisées et les marchés sont considérés comme le mécanisme privilégié de l'ordre économique. Hayek et Friedman, placés en bas du schéma, représentent deux figures influentes par lesquelles ce discours politique et cet appareil théorique ont été réunis dans un langage public et politique.

Ce schéma n'implique pas que Hayek et Friedman aient inventé le néolibéralisme, ni que ce dernier se réduise à l'école de Chicago ou à l'école autrichienne d'économie. Il suggère plutôt que le néolibéralisme emprunte sa légitimité en matière de politiques publiques au libéralisme classique, tandis que sa légitimité analytique provient de l'économie néoclassique. Le rapport au libéralisme classique est donc essentiellement rhétorique et politique, tandis que le rapport à l'économie néoclassique est théorique.

Un changement fondamental entre l'économie néoclassique non néolibérale et l'économie néolibérale réside dans le passage de la défaillance du marché à la défaillance de l'État. La tradition pigouvienne, puis celle de l'économie du bien-être, acceptaient le cadre marginaliste, mais soutenaient l’idée que les marchés sont souvent défaillants. L'État peut donc intervenir par le biais de taxes, des subventions, de la réglementation, de la stabilisation ou de la fourniture de biens publics. L'École de Chicago n'a pas eu besoin de rejeter l'économie néoclassique pour renverser cette conclusion. Il lui a suffi d'insister sur le fait que la défaillance de l'État est plus répandue, plus dangereuse et plus coûteuse que la défaillance du marché. À bien des égards, c'est l'œuvre de Ronald Coase, et notamment son théorème, qui a tout bouleversé [Coase, 1960].

George Stigler, qui a donné au théorème son nom, a joué un rôle tout aussi important dans l'essor des idées néolibérales. Sa théorie de la régulation a déplacé l'attention du monopole et du pouvoir de marché vers la capture du régulateur [Stigler, 1971]. La critique par Coase de l'économie du bien-être pigouvienne suggérait que, dans certains contextes institutionnels, la négociation et les droits de propriété pouvaient résoudre les problèmes d'externalités sans intervention directe de l'État. La leçon politique tirée par Chicago n'était pas simplement que les marchés étaient parfaits, mais que les tentatives de l’Etat visant à les corriger seraient généralement vouées à la capture, inefficaces ou sources de distorsions. L'argument néolibéral en faveur de la non-intervention n'était donc pas l'ancienne critique smithienne des privilèges mercantilistes. Il s'agissait d'une argumentation néoclassique fondée sur la priorité accordée à l'échec de l'État.

En matière de politiques, ce néolibéralisme influencé par l’école de Chicago a pris sa forme la plus déterminante non pas en Grande-Bretagne ni aux États-Unis, mais en Amérique latine. Après l'effondrement de Bretton Woods, la fin de l'âge d'or et la crise du consensus keynésien, le Chili après le coup d'État de 1973 et l'Argentine après celui de 1976 sont devenus les premiers laboratoires de la libéralisation des échanges, de la déréglementation financière, des privatisations, des politiques défavorables aux travailleurs et de la stabilisation monétaire. La crise de la dette du début des années 1980 a généralisé cette évolution, et le Consensus de Washington l'a ensuite codifiée pour la région et au-delà.

Conclusion

Le néolibéralisme est un vaste mouvement politique. Cependant, il est aussi directement associé à certaines idées économiques. On ne peut le comprendre indépendamment de l'économie néoclassique, et il convient de le distinguer du libéralisme classique des auteurs associés à l’économie politique. S'il emprunte au libéralisme classique une rhétorique de la liberté, du libre-échange et de l'opposition aux privilèges, il rejette son cadre analytique fondé sur le conflit distributif. De l'économie néoclassique, il emprunte l'idée que les marchés, par le biais des prix, coordonnent les décisions décentralisées et allouent efficacement les ressources. Le premier lien est essentiellement rhétorique, tandis que le second est théorique.

L'idée centrale est donc que l'économie néoclassique est plus englobante que le néolibéralisme. Nombre d'économistes néoclassiques ne sont pas néolibéraux, car ils insistent sur les défaillances du marché et reconnaissent un large champ d'action aux politiques publiques. Cependant, les néolibéraux doivent être considérés comme néoclassiques au sens pertinent du terme, car leur argumentation repose sur le marché comme mécanisme privilégié d’organisation sociale. Le rôle décisif de l'École de Chicago a été de traduire cette conviction en un programme d’action concret en déplaçant la focale des défaillances du marché vers celles de l'État.

[1] Cette affirmation mérite une clarification. Elle s'appuie sur un ancien débat concernant le néolibéralisme sur INET. Le néolibéralisme ne se réduit pas à une seule école de pensée économique néoclassique et ne saurait se limiter à la théorie des prix de Chicago, à l'équilibre général walrasien ou à l'école autrichienne d'économie. Le mouvement néolibéral a rassemblé des courants hétérogènes (l’école de Chicago, l’école autrichienne, l’ordolibéralisme, l’école de Genève et le libertarianisme, entre autres) qui divergeaient souvent sur la méthode, l'équilibre, la formalisation et la fonction précise des marchés. Cependant, ces divergences ne doivent pas occulter leur rupture commune avec l'économie politique classique. Ce qui les unit n'est pas un modèle unique, mais une conception post-classique partagée de la valeur et de la distribution. Les prix sont appréhendés comme des signaux de coordination issus de la rareté, de l'évaluation subjective et des droits de propriété, dans le processus d'échange, plutôt que comme l'expression des conditions techniques et sociales de production et des conflits liés au surplus.

[2] L'ouvrage de Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, préfigure celui de Hayek, moins en tant que doctrinaire néolibéral qu'en tant que théoricien conservateur de l'incompatibilité entre réforme démocratique et sociale et survie du capitalisme. Schumpeter ne reprend pas l'argument du calcul avancé par Hayek et n'est pas un simple antiplanificateur misésien. Cependant, Capitalisme, socialisme et démocratie anticipe l'intuition hayekienne selon laquelle la politique démocratique, l'expansion de l'État-providence, les intellectuels, la bureaucratie et les revendications populaires auprès de l'État sapent les fondements institutionnels et culturels du capitalisme.

Schumpeter n'est pas un néolibéral au sens de l’école de Chicago et il est moins radicalement partisan du laissez-faire que Mises ou Hayek. Il anticipe cependant une angoisse néolibérale centrale : pour lui, le capitalisme doit être protégé des conséquences de la démocratie de masse, surtout lorsque la politique démocratique se trouve liée aux droits des travailleurs, à l'expansion de la protection sociale, à la stabilisation keynésienne et aux réformes sociales-démocrates.

[3] L'histoire de Mirowski est attentive aux différences institutionnelles et épistémiques au sein du néolibéralisme, mais moins attentive au terrain d'entente marginaliste/post-classique qui unifie les différents courants de l'économie marginaliste/néoclassique. »

Matías Vernengo, « Neoliberalism, classical liberalism and neoclassical economics », Naked Keynesianism Newsletter (blog), 3 juin 2026. Traduit par Martin Anota 


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